« 1 Océan » : exposition photographique en immersion à
Paris Gare de Lyon

Paris, 26 février – Il n’y a qu’un seul océan et sa préservation est essentielle à la survie de l’humanité, tel est en substance le message qu’entend faire passer l’UNESCO et sa Commission océanographique intergouvernementale (COI) dans une exposition du photographe Alexis Rosenfeld, qui sera présentée du 4 mars au 30 avril prochains sur le parvis de Paris Gare de Lyon, en partenariat avec SNCF Gares & Connexions. Une visite virtuelle sera accessible via le site du projet, www.1ocean.blue/.

Intitulée « 1 Océan, le grand témoignage sur l’Océan », l’exposition permettra d’ouvrir les yeux sur un patrimoine océanique dont la protection est devenue impérative pour l’avenir de notre planète. La vingtaine de photographies sous-marines, dont certaines inédites, qui seront ainsi exposées en plein air constitueront le point de départ d’un projet plus ambitieux du plongeur photographe dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable 2021-2030. Ces clichés constituent en effet les prémices du projet 1 Océan que lanceront Alexis Rosenfeld et l’UNESCO visant à réaliser un millier de photographies au cours de la décennie.

Prises depuis la Méditerranée jusqu’au Parc Naturel de la Mer de Corail en Nouvelle Calédonie, une des plus grandes aires marines protégées, ces vingt photos révèleront aussi bien la beauté de petits organismes méconnus dont le rôle est pourtant essentiel à l’équilibre de l’océan que celle du majestueux requin baleine, symbole de puissance et de fragilité, à l’instar de l’écosystème au sein duquel il évolue. L’exposition permettra de plonger au cœur d’une culture de corail, être mi-animal mi-minéral dont la vie tient à l’algue microscopique qui le nourrit. Son avenir, comme celui de la biodiversité marine, dépend de notre capacité à lutter contre le réchauffement climatique et les menaces que sont la pollution ou les méthodes de pêche dévastatrices.

Ce projet entend souligner le rôle central de la connaissance scientifique en s’appuyant sur la puissance de l’image pour changer nos comportements. Car la première des menaces qui pèsent sur l’océan réside dans notre méconnaissance d’un écosystème pourtant vital.

Pour le Secrétaire exécutif de la COI-UNESCO, Vladimir Ryabinin, « partager la connaissance, transmettre le savoir, sensibiliser sur ce monde merveilleux sans frontière fait partie des actions clés de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. ‘1 Océan’ se fait le relais auprès des décideurs, des scientifiques et du grand public, des préoccupations environnementales de l’UNESCO ».

Forte de 150 États membres, la Commission océanographique intergouvernementale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (COI-UNESCO) promeut la coopération internationale dans le domaine des sciences de la mer afin d’améliorer la gestion de l’océan, des côtes et des ressources marines. La COI coordonne notamment plusieurs programmes d’alerte aux tsunamis.

Photographe et plongeur professionnel, Alexis Rosenfeld, qui a notamment été équipier de l’ultime expédition du commandant Cousteau à Madagascar, a aussi participé à la découverte de l’épave de l’avion d’Antoine de Saint-Exupéry.