Salpes dans les eaux du sanctuaire Pelagos.

À bien des égards, les salpes sont des organismes fascinants.

Biologiquement d’abord. Leur apparence gélatineuse et leur évolution en pleine eau évoquent les méduses, pourtant les salpes sont plus proches des invertébrés simples. Dotés d’un cœur, d’une bouche et de muscles, ils se nourrissent en pompant l’eau de mer et en filtrant les particules planctoniques.

Ces organismes pélagiques en forme de tonneau, qui peuvent mesurer de quelques millimètres à plus d’une trentaine de centimètres, s’agglutinent avec leurs congénères pour former de longues colonies, aux formes parfois étonnantes : longs rubans de plusieurs mètres ou spirales comme sur cette photographie prise en Méditerranée dans le sanctuaire Pelagos. Autre fait particulièrement remarquable et fascinant : leur capacité en s’unissant à coordonner le mouvement musculaire pour se propulser tous ensemble.

Au-delà de leurs caractéristiques physiques, les salpes ont une place importante dans l’équilibre des écosystèmes marins. Ce sont des animaux filtreurs, ils se nourrissent en se déplaçant, et jouent donc un rôle dans l’épuration des écosystèmes océaniques. Leurs déjections et leurs cadavres en coulant contribuent à sédimenter le carbone ; ils auraient donc un impact non négligeable dans le cycle d’absorption du CO₂ par les eaux et fonds marins. (*wikipedia)

Pour le photographe, ils constituent un défi tout autant qu’un plaisir visuel : leur texture et leur transparence les rendent complexes à photographier, mais à la faveur d’une belle lumière, leur grâce étrange et leur allure surréaliste permettent de réaliser des images tout à fait magiques.